Chapitre "Perdu" : La course sauvage du Yéti
Chapitre "Perdu" : La course sauvage du Yéti
Alors que Sam et Dave préparaient le matériel pour leur expédition en montagne, l'ambiance à l'appartement était étrangement calme. Trop calme. Le Yéti Coquin, d'habitude si exubérant, était introuvable. Sa robe de chambre rose, habituellement portée avec une fierté olympique, gisait en boule sur le canapé.
"Tu crois qu'il est parti ?" demanda Dave, l'air à la fois soulagé et un peu inquiet.
"Parti où ? Il n'a pas un sou et la seule carte qu'il connaît, c'est celle des cocktails," répondit Sam, cherchant sous les coussins. "Et si les flics l'avaient attrapé pour trouble à l'ordre public ? Ou pire, si les paparazzi des tabloïds l'avaient eu ?"
Soudain, leur téléphone sonna. C'était un numéro inconnu. Sam répondit, une voix de femme paniquée à l'autre bout du fil.
"Allô ? Monsieur ? Je suis la propriétaire du champ de tournesols juste à côté de la ville ! Je... je crois que j'ai un problème. Un... un ours polaire géant, complètement nu, est en train de courir à travers mes récoltes et de crier 'Liberté ! Liberté pour le Yéti disco !'"
Sam et Dave échangèrent un regard atterré.
"Ne bougez pas, Madame," dit Sam, retenant un soupir. "Nous arrivons tout de suite. Il doit y avoir une erreur... Il n'est pas censé être polaire."
Arrivés sur place, le spectacle était surréaliste. Au milieu d'un champ doré de tournesols, le Yéti Coquin, effectivement dénudé et plus bleu que jamais sous le soleil, courait en zigzag, les bras en l'air, ses longs poils blancs flottant au vent. Il s'arrêta un instant pour enlacer un épouvantail avant de reprendre sa course effrénée, scandant des slogans pour la libération des créatures mythiques.
"Mon dieu," murmura Dave. "Il a dû boire toute la réserve de sirop d'érable fermenté qu'il gardait sous son lit."
Sam sortit un drap de bain de la voiture. "On doit le récupérer avant qu'il ne se fasse prendre en photo par un drone ou qu'il ne devienne une légende urbaine encore plus folle."
Ils se lancèrent à sa poursuite à travers les tournesols, tentant d'attraper le Yéti qui, dans son ivresse joyeuse, était étonnamment agile. Finalement, Sam réussit à lui jeter le drap de bain dessus, l'enveloppant comme une serviette de plage géante.
Le Yéti Coquin s'arrêta, un peu confus. "Oh ! Salut les gars ! J'étais juste en train de me connecter à la nature, vous savez ? Se sentir libre ! Nu et libre !" Il leva un pouce poilu. "Le vent dans la fourrure, c'est une expérience !"
Sam et Dave, épuisés, le ramenèrent à la voiture. Ils savaient que le voyage vers les montagnes serait semé d'embûches, mais ils réalisaient aussi une chose : peu importe les défis, leur vie avec le Yéti Coquin ne serait jamais ennuyeuse. Et ils avaient une nouvelle histoire à raconter, bien plus étrange que toutes celles qu'ils avaient vécues jusqu'à présent.
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